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    Rêver un jardin... Oui, c'était bien ça. Un rêve.

    Et puis, la réalité s'est substituée au rêve et le jardin s'est matérialisé. Là, pour de vrai. Bon, comment dire ? Il a bien fallu se rendre à l'évidence. C'était beaucoup plus facile en photo dans les magazines mais quand même, l'envie était là et elle continue, saison après saison, à être le moteur qui nous fait avancer, rêver ( encore ! ), chercher, nous égarer, nous émerveiller ( très souvent ) comme des enfants devant la vitrine du magasin de jouets.

    Bref, prendre énormément de plaisir. Alors, parce que nous tâtonnons encore pas mal,  vivre avec un jardin est une formidable leçon d’humilité. Le temps du jardin est une parenthèse qui s'impose à nous sans contrainte et dans un éternel recommencement. Toujours le même, toujours différent.  

     

     

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    Domaine de Trévarez

    Au moment de vous parler de ce lieu visité l'été dernier, je m'aperçois que je ne sais dans quelle case le ranger. C'est peut-être aussi bien parce que cette manie d'attribuer des étiquettes, hormis son côté pratique, est parfois très réductrice. 

    Bref, un parc plutôt qu'un jardin mais aussi un lieu culturel. Pas seulement un lieu d'exposition mais aussi un parcours de quelques d’œuvres disséminées dans le parc. Pas non plus tout à fait un lieu historique. Plus une coquille vénérable ayant subi les outrages du temps et des conflits mais qui n'est pas dénuée ni de charme ni d'un parfum XIXème qui flotte ici et là. 

    Bref un "machin" inclassable qui ne laisse pas indifférent.

    Domaine de Trévarez

    Ces parterres pourtant très structurés n'offrent pas de symétrie rigoureuse comme on peut en rencontrer dans des jardins à la française. Ici, une asymétrie maîtrisée offre une vision renouvelée de ce type d'architecture de jardin un peu trop formelle pour moi en y incluant un arrière plan lui aussi construit dans des tonalités, des formes et des hauteurs propices à la création d'un ensemble cohérent.   

    Domaine de Trévarez

     

    Domaine de Trévarez

    Les fastes d'une époque révolue (?)  tout en trompe-l’œil puisque le bâti, pas si vieux que ça, n'est en fait qu'un formidable décor de théâtre imaginé par un grand bourgeois afin de donner l'illusion de l'ancien tout en recourant aux méthodes de construction modernes de l'époque pour offrir un confort anachronique au vu de l'aspect extérieur de l'édifice.   

    Domaine de Trévarez

     

    Domaine de Trévarez

    Domaine de Trévarez

     L'eau est très présente sur le domaine tantôt contrainte dans des espaces plus ou moins formels tantôt courant dans des lits savamment aménagés pour créer l'illusion du naturel. 

        Domaine de Trévarez

        Domaine de Trévarez

     

    Domaine de Trévarez

     Installation de l'artiste plasticienne Eva Jospin dont le domaine présentait le travail.

    Domaine de Trévarez

     Peu de fleurs finalement à l'exception de cette grande allée d'hortensias et de cette prairie fleurie de gauras, un peu systématique à mon goût mais des goûts et des couleurs... Et puis, c'est une réalisation pensée par Gilles Clément dont la réputation n'est plus à faire. La question étant celle-ci: une reconnaissance, fût-elle internationale et largement partagée, légitime-t-elle de facto tout ce que celui ou celle qui en est le récipiendaire peut proposer au public ? A voir...

    Domaine de Trévarez

    Domaine de Trévarez

      

    Domaine de Trévarez

     C'est finalement cet aspect du parc qui m'aura le plus parlé. Et ce d'autant plus que de nombreux rhododendrons ou azalées plantés dans les différents espaces boisés doivent offrir, en période de floraison, un cheminement des plus colorés. A voir si vous êtes dans le coin à la saison adéquate. 

    Avant de finir, j'aimerais remercier Béatrice ( Elle se reconnaîtra.) pour m'avoir involontairement rappelé par une visite récente qu'elle fit au domaine que je voulais, depuis un bon moment déjà, vous parler de ce lieu. Merci !

    Si vous souhaitez quelques renseignements sur cet endroit, c'est par 

     

     

     


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     Cette année, afin de donner enfin la parole aux majorités silencieuses qui ont élu domicile dans notre jardin, j'ai décidé de leur confier la rédaction des vœux de la nouvelle année.  

    Advienne que pourra ...

     

     

    !!! EENNA ENNOB

    Le premier à vous faire part de sa profonde détermination à vous accompagner avec le plus grand plaisir dans cette traversée de 2019 est un poisson flou. 

    Les contours de son projet manquent un peu de définition mais il semble plein de bonne volonté.

    Sachons lui accorder notre confiance. 

     

    !!! EENNA ENNOB

    Le second est un citron mûr, enfin je crois bien qu'il l'est.

    Sa bonhomie naturelle et sa ténacité à vouloir mûrir quand ça n'est visiblement pas le moment vous seront, à n'en pas douter, d'un grand secours face à l'adversité et ce, d'où qu'elle provienne. 

     

     

    !!! EENNA ENNOB

    Le troisième, derrière une apparente douceur de façade, a su se construire une image incontestée de grand résistant .

    Tout du moins dans le petit monde clos des fuchsias où sa réputation a allègrement franchi les clôtures du jardin. 

    Il m'a demandé carte blanche mais il a bien voulu se contenter d'un mur... blanc.

    En attendant la neige que nous appellerons Godot.

    Va savoir pourquoi. 

     

    !!! EENNA ENNOB

    Le quatrième est un martin pêcheur discret, fidèle mais pas vraiment coopératif en terme d'image.

    Réfractaire à la surexposition médiatique et aux honneurs de circonstance en général, il nous fait la grâce de sa présence floue, elle aussi.

    On l'aime quand même ! 

     

    !!! EENNA ENNOB

    La Lune est la cinquième de nos hôtes à souhaiter s'exprimer.

    Elle s'est approchée un peu pour être entendue de tous et s'est emmêlée les rayons dans les branches d'un acacia un brin désinvolte.

    Peut-être nous faudra-t-il la décrocher ?

     

    !!! EENNA ENNOB

    Peut-on lire l'avenir dans le thé ?

    C'est le dernier de nos invités, celui qui remplace, sur notre table, le marc de café.

    Pour le moment, il infuse sans rien laisser transparaître de ses cogitations divinatoires mais sa liqueur délicatement ambrée laisse augurer de lendemains qui chantent.

    C'est en tout cas ce que nous vous souhaitons de tout coeur, à vous et à tous vos proches. 

     

    BELLE ET TRÈS HEUREUSE ANNÉE 2019 

     

     


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    Couleurs

     

    Couleurs

     

    Couleurs

    Y'a pas à dire , le Pacman en couleurs, c'est 100 fois mieux.   

                 Couleurs      Couleurs

     

    Couleurs

    J'admets que, dans la brume, les couleurs sont un peu diluées mais bon, c'est comme ça chez nous le matin. Et comme j'ai fait ces photos... le matin, eh ben... j'ai pas eu le choix.  

     

    Couleurs

    Cette image a été prise à bout de bras. Vous ne pensiez tout de même pas que j'allais m'allonger dans l'herbe fraîche (très) pour une bête photo.  

    Couleurs

     

    Pour ceux qui ont besoin de quelque chose d'un peu plus soutenu, j'ai soufflé la brume alors forcément, ça pète un peu plus . Et puis, avec la pluie, ça brille et la lumière est encore plus vive. Non, non, là je suis à fond. Je peux pas faire mieux.  

    Couleurs

    Couleurs

     Evidemment, avec le soleil...

    Couleurs

    Le matin, en ouvrant les volets, ça vaut toutes les barres énergétiques du monde.  

     

    PORTEZ-VOUS BIEN 

      

     


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     Automne

    Les feuilles s'empourprent puis elles tombent, foutue gravité !

     

    Automne

      

    Automne     Automne

      

    Automne

     

    Automne       Automne

    Finalement, des fleurs, on en voit toute l'année.  

     

    Automne

     

    Automne

     

    Automne

    La mousse est froide en automne. S'y allonger pour faire la sieste n'apporte aucune réelle satisfaction.  

     

    Automne

     

    Automne

     

                                             Les feuilles des platanes ne se décomposent pas durant l'hiver, mieux vaut les tondre.                                          Les grues sont de retour. Forcément, à vouloir voyager léger, on ne s'encombre pas d'un gros manteau.

     

     

     


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    Aster et go !

    ... C'EST L'AUTOMNE !

    Bon, bon, d'accord, d'accord. Je ne sens pas une adhésion franche et massive à ce lancement que je qualifierais pourtant de lumineux. Ah non ? Faiblard, vous dites. Pourtant, j'aurais cru...

    - Jeu de mots éculé et sans relief.

    - Ah oui, quand même. Sinon, j'avais aussi "Aster et whizz ! Z'y go !"   Wisigoths, vous comprenez ? 

    - Oubliez !

    - J'oublie. Et "Aster et Fred ! C'est l'automne !" Oui, oui, là je sens bien que le message est un peu brouillé. En même temps, est-ce que vous pensez que les gens lisent vraiment les textes ? Oui, certains savent lire, je vous l'accorde. Pénible ce lectorat de lettré(e)s aussi. Bon, alors je fais quoi pour mon lancement parce que là, faudrait démarrer quand même, les gens attendent ( des milliers à piaffer d'impatience ! ) . 

    - Tant pis, on n'a qu'à dire que c'est pas plus pourri que "Aster. Oh Ides ! C'est l'automne !".

    - Complètement d'accord avec vous d'autant que les Ides c'est en mars donc non, ça ne marche pas mieux. On garde ! On garde !

    Et on y va...

     

    Aster et go !

    Aster et go !

    Aster et go !

    Pour ajouter à la confusion ambiante, les plantes du jardin ont décidé de brouiller un peu plus les pistes. Bouleaux et cerisiers sont déjà prêts pour les remonte-pentes. Le Cotinus reste en mode été et le pêcher, l'hydrangea et certaines graminées penchent pour la demi-saison. Les autres comptent les points ou se rangent sous la bannière des non-inscrits. L'herbe a, quant à elle, choisi le mode camouflage steppique pour ajouter à la cacophonie générale. 

    Que fait la police ?

     

    Aster et go !

    Là, c'est pile dans le thème, non ? Ah ! Enfin des gens raisonnables. 

    - Où sont les asters ? 

    - Oh non ! Ça va pas recommencer cette affaire !

     

    Aster et go !

    Aster et go !

    Aster et go !

     Et voilà, c'était trop beau pour durer !  Les aoûtiens qui traînent encore dans le coin ! C'est fini les gars, là ! Faut remballer les pelles et les seaux. En même temps, va t'en faire comprendre ça à un plumbago sud-africain. je le parle pas moi le sud-africain. 

    - On dit afrikaans. Je dis ça, je dis rien.

    - Eh ! oh ! Il se calme le beau parleur. Il n'a qu'à venir faire la traduction s'il est si malin. Bon, on reprend. L'automne...

    Aster et go !

    Good boy ! Fall's back in town !

    Aster et go !

    Aster et go !

    Aster et go !

    Voilà, ça, c'est raisonnable. La fin du grand n'importe quoi. On redevient sérieux. On ne marche plus en dehors des clous. 

    - Des clous oui !

    - Faites pas attention, c'est un jaloux. 

    Aster et go !

    J'aurais dû m'en douter. Anisodontea ! Lui, il comprend rien de toute façon. En fleur du 1er janvier jusqu'au 31 décembre. Faites pas attention.

    - Le clou du numéro...

     - Ah c'est malin, tiens !

    Aster et go !

    Aster et go !

    Aster et go !

    Aster et go !

    Cornus timide ou alors c'est le froid... 28°C , j'ai quand même un doute. 

    - Il a des doutes ! Je m'esclaffe, je pouffe ! Que dis-je ? Je me gausse !

    - Et c'est reparti ... 

    Aster et go !

    Ah oui ! Dernière chose. J'ai trouvé une emballeuse sous vide qui marche du feu de dieu. J'en ai plein. Qui en veut ? 

    - Oh, le nul ! C'est une bête araignée. 

    - Pas du tout ! Pas du tout ! Une emballeuse.

    - Une araignée !

    - Emballeuse ! Vous n'y connaissez rien d'abord !

    - Escroc ! 

    ...

    ( La suite de ce débat passionnant est disponible en podcast mais franchement, ça casse pas trois pattes à un canard. Enfin, c'est à vous de voir... )

    En tout cas, ...

    Aster et go !

     

     

     


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    Je ne suis pas un amateur de roses. Loin s'en faut ! Leurs tiges hérissées d'épines acérées ne provoquent aucune espèce d'extase chez moi et n'étaient leurs fleurs, sublimes je dois bien le concéder, leurs buissons bien peu esthétiques chez nous ne feraient pas de vieux os ici si... parce qu'il y a un si. Ben oui ! Ce serait trop simple sinon. Si, disais-je, au moment où la sécheresse ne semble pas devoir finir avant un moment, ces demoiselles ne venaient pas, presque avec impudeur, nous offrir le réconfort de leurs corolles uniques. 

    On ne s'emballe pas ! Les buissons, comme expliqué plus haut, ne brillent pas par une opulence que seules des contrées plus tempérées savent leur apporter. Alors quoi ? Pourquoi tant d'enthousiasme béat ? Non, pas béat quand même mais pas loin parce qu'au moins, elles sont là, fidèles au poste, prêtes à donner de leur personne. Le gros plan s'impose, c'est d'accord mais d'autres végétaux, même en gros plan, ne peuvent soutenir la comparaison. Voilà pourquoi, pour une fois, la rose sera l'unique objet de cette chronique à la parution erratique en ces temps de disette.  

    Bon, ne me demandez quand même pas leur nom. Si je l'ai su à l'époque de leur plantation, je n'ai sans doute pas jugé utile de le retenir jusqu'à maintenant. Je me contente donc de leur rendre cet hommage bien mérité au milieu du sec environnant.

     

                                                        

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Sinon, y'a ça en rayon. Tout de suite moins glamour et encore, c'est en plan serré. 

     

     

    Alors, mieux vaut profiter des roses. 

     

    BELLE SEMAINE


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    ... sur le sable ? Non pas encore parce que les seaux et les pelles, même s'ls ne sortent plus que le week end, sont toujours là, profitant du soleil gaillard pour continuer à faner tranquillement leurs plastiques autrefois rutilants. 

    Par contre, dans le jardin, ça patine plutôt fort. On ne remonte plus avec la même allégresse une pente devenue trop savonneuse et l'automne sec a fait son entrée avec quelques longueurs d'avance. Rien d'inhabituel ici puisque septembre est le mois le plus sec de l'année et qu'il accélère la fanaison chaque fois qu'il se met en ordre de marche. Dont acte.

    Seul léger problème. Nous n'avons pas trouvé encore la parade adéquate à cet état de fait et le jardin est un peu moche, plutôt moche serait plus près de la vérité d'ailleurs. Va falloir se creuser la cervelle pour soit apporter une irrigation suffisante ( pas évident en ces temps de pénurie ) soit adapter toujours plus les plantations au climat ambiant. nous avons commencé à expérimenter mais c'est forcément un peu long. A suivre donc. 

    David contre Goliath 

     

    Renversant, n'est-il pas ? 

    Et puis, et puis.... Ne modifiez pas les réglages de votre écran, ces images sont réellement en noir et blanc. 

     

    Une des rares vues acceptables du jardin. L'arbre tout nu à l'arrière plan est un cerisier. Très vilains chez nous en fin d'été les Prunus en général. La faute à des racines trop superficielles. Même constat d'ailleurs pour les bouleaux qui ne passent quasiment jamais par la case couleurs d'automne. Dommage ! 

     Les persicaires, c'est du costaud même si on atteint là leurs limites. Sedums sans soucis. 

    Liquidambar défaitiste. Doit se reprendre en main. On compte sur lui.  

                                                                  

     Fougères et bégonias en tête des satisfactions du moment C'est déjà ça !

    Au moins, pour le poivre, la quantité est là. Y'a quand même des choses qui fonctionnent bien et on s'en contente. 

    L'éternelle histoire du verre à moitié vide ou à moitié plein. Le second est plus réjouissant me semble-t-il et je le lève à notre santé. 

     

    PASSEZ UNE BELLE SEMAINE !


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