• Domaine de Trévarez

     

    Domaine de Trévarez

    Au moment de vous parler de ce lieu visité l'été dernier, je m'aperçois que je ne sais dans quelle case le ranger. C'est peut-être aussi bien parce que cette manie d'attribuer des étiquettes, hormis son côté pratique, est parfois très réductrice. 

    Bref, un parc plutôt qu'un jardin mais aussi un lieu culturel. Pas seulement un lieu d'exposition mais aussi un parcours de quelques d’œuvres disséminées dans le parc. Pas non plus tout à fait un lieu historique. Plus une coquille vénérable ayant subi les outrages du temps et des conflits mais qui n'est dénuée ni de charme ni d'un parfum XIXème qui flotte ici et là. 

    Bref un "machin" inclassable qui ne laisse pas indifférent.

    Domaine de Trévarez

    Ces parterres pourtant très structurés n'offrent pas de symétrie rigoureuse comme on peut en rencontrer dans des jardins à la française. Ici, une asymétrie maîtrisée offre une vision renouvelée de ce type d'architecture de jardin un peu trop formelle pour moi en y incluant un arrière plan lui aussi construit dans des tonalités, des formes et des hauteurs propices à la création d'un ensemble cohérent.   

    Domaine de Trévarez

     

    Domaine de Trévarez

    Les fastes d'une époque révolue (?)  tout en trompe-l’œil puisque le bâti, pas si vieux que ça, n'est en fait qu'un formidable décor de théâtre imaginé par un grand bourgeois afin de donner l'illusion de l'ancien tout en recourant aux méthodes de construction modernes de l'époque pour offrir un confort anachronique au vu de l'aspect extérieur de l'édifice.   

    Domaine de Trévarez

     

    Domaine de Trévarez

    Domaine de Trévarez

     L'eau est très présente sur le domaine tantôt contrainte dans des espaces plus ou moins formels tantôt courant dans des lits savamment aménagés pour créer l'illusion du naturel. 

        Domaine de Trévarez

        Domaine de Trévarez

     

    Domaine de Trévarez

     Installation de l'artiste plasticienne Eva Jospin dont le domaine présentait le travail.

    Domaine de Trévarez

     Peu de fleurs finalement à l'exception de cette grande allée d'hortensias et de cette prairie fleurie de gauras, un peu systématique à mon goût mais des goûts et des couleurs... Et puis, c'est une réalisation pensée par Gilles Clément dont la réputation n'est plus à faire. La question étant celle-ci: une reconnaissance, fût-elle internationale et largement partagée, légitime-t-elle de facto tout ce que celui ou celle qui en est le récipiendaire peut proposer au public ? A voir...

    Domaine de Trévarez

    Domaine de Trévarez

      

    Domaine de Trévarez

     C'est finalement cet aspect du parc qui m'aura le plus parlé. Et ce d'autant plus que de nombreux rhododendrons ou azalées plantés dans les différents espaces boisés doivent offrir, en période de floraison, un cheminement des plus colorés. A voir si vous êtes dans le coin à la saison adéquate. 

    Avant de finir, j'aimerais remercier Béatrice ( Elle se reconnaîtra.) pour m'avoir involontairement rappelé par une visite récente qu'elle fit au domaine que je voulais, depuis un bon moment déjà, vous parler de ce lieu. Merci !

    Si vous souhaitez quelques renseignements sur cet endroit, c'est par 

     

     

     


  • Commentaires

    1
    Samedi 5 Janvier à 20:28

    Coucou Laurent ! Dommage que tu ne m'a pas signalé votre venue j'aurai été contente de vous rencontrer et pu peut-être apporter quelques précisions historiques sur ce domaine. Dans la prairie aux gauras de Gilles Clément normalement il y a un abécédaire très poétique au ras du sol, l'as-tu vu, es-tu rentré dans cette prairie ? C'est un lieu romantique que j'aime bien fréquenter. Merci à toi pour ta vision du site. Bizzzzh.

      • Dimanche 6 Janvier à 15:28

        Comme souvent la décision de visiter ce lieu est arrivée au dernier moment et donc sans moyen de communication efficace au moment adéquat, point de signalement. Nous reviendrons en Bretagne, cela ne fait aucun doute et ce sera surement l'occasion de nous y rencontrer. Marielle a fait la visite virtuelle ( bien faite d'ailleurs selon ses dires ) et elle m'a restitué nombre d'informations que je me suis empressé d'oublier. Je suis essentiellement attiré par le visuel et je dois concéder que sans ma douce moitié, nombre de visites ne seraient qu'une lamentable suite de documentaires privés de son ! Mon regret quant à l'installation de Gilles Clément réside dans le fait que nombre de plants s'étaient avachis avec les pluies de la période, obstruant le passage et rendant le cheminement par là-même  très hypothétique. Les gauras c'est très aérien mais la tenue de ces plantes est aléatoire surtout lorsqu'elles ont bien poussé et ce qui devait être plus tôt en saison un cheminement construit était devenu un endroit assez fouillis ayant perdu une partie du message que son auteur avait souhaité faire passer. Dans d'autres lieux, les graminées sensées apporter leur légèreté comme ici les gauras, conduisent aux mêmes constats rendant le propos très éphémère. J'admets et comprends cette évolution temporelle d'un medium somme toute très "fragile" mais on atteint là les limites d'une telle installation quant à a permanence du message proposé. Par ailleurs, pas du tout déçu de cette visite dans un parc très agréable. Belle soirée et Bonne année !

    2
    Dimanche 6 Janvier à 10:58

    C'est en effet une bonne question ( je me suis posée la même à Versailles dans le bosquet re-imaginé par Benech) ... mais poser la question  , n'est ce pas en partie y répondre ? Dommage en effet, de ne pas avoir fais signe à Maryline mais ce n'est que partie remise ?  ... en tout cas, je me promets bien d'apprécier de visu ce haut lieu en sa compagnie et ton propos accompagné comme toujours d'un si beau visuel m'y incite d'autant plus ... Belle année où tout ce qui est souhaitable se réalise! hélène

      • Dimanche 6 Janvier à 15:49

        Oui, j'avoue que ma question ne laissait que peu de place à l'incertitude quant à mon ressenti. Pour autant, je comprends cette recherche esthétique innovante mais je ne la trouve pas pérenne pour le visiteur et c'est peut-être là la limite de ce type de performance. je me suis aussi posé la question des possibilités de varier les angles d'observation et là encore, comme en de nombreux autres lieux, les options ne sont pas légion et ne correspondent pas souvent, par exemple, à celles qui vantent l'installation dans diverses publications. Je parle ici de prises de vue aériennes ou à partir de postes non accessibles au visiteur et qui, par conséquent, modifient le ressenti et le discours. Bref, si l'intention est louable et doit être accessible au plus grand nombre, la cohérence du propos dans la durée par rapport à l'évolution d'une oeuvre vivante ne devrait pas selon moi se réduire au constat inéluctable du passage du temps et des altérations obligatoires qui s'y rattachent. Peut-être aussi tout simplement ne suis-je pas très sensible à ce genre de chose et ce n'est alors qu'affaire de goût. En tout cas, je te souhaite en même temps qu'une belle soirée, une très heureuse année 2019 pleine de jolies découvertes.

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