Les hellébores ( l'orthographe ellébore semble, elle aussi, être acceptée ) sont pour moi une sorte de mystère. Mystère de jardinier, entendons-nous bien. Ne cherchez là rien de très sensationnel qui puisse occuper le devant de la scène, ne fusse que pour un illusoire quart d'heure de gloire.
Alors voilà ! Vous avez toutes et tous, comme moi, été vaguement décontenancés par ces armées de fleurs aux couleurs un peu éteintes quand le soleil ne vient pas les frapper directement de ses rayons un peu tièdes voire franchement frais en cette période de basses lumières.
Des coupelles courtaudes de pénitents mornes jaillissant de terre au bout de tiges raides et épaisses.
Dit comme ça, vous conviendrez aisément avec moi que le côté glamour de ces belles pourrait tout à fait nous échapper.
L'envers du décor, les dessous de l'affaire, appelez cela comme vous le voudrez viennent heureusement sauver ce qui peut l'être et, de façon fort aimable qui plus est. L'hellébore révèle alors les trésors des nombreuses variations d'une palette de couleurs finalement assez restreinte. Il était temps ! J'allais passer mon chemin.
On a même réussi à doubler, voire tripler le jupon. Jolie prouesse. Si, si.
Des couleurs soutenues peintes à la main sont venues enrichir la palette. Tout cela est fort généreux et fort bien fait.
Alors, pourquoi diable, avec des atouts pareils, cette fleur cabotine s'obstine-t-elle à baisser le regard là où la concurrence est quasi inexistante ?
Langue au chat !
Certains parleront de résistance au froid et aux intempéries mais tout ça ne m'ôtera pas de l'idée qu'il ne s'agit ni plus ni moins que d'un manque évident de panache ! Tout à fait ! Demandez à M. Gustave du Grand Budapest Hotel si vous n'êtes pas convaincu(e)s. Ce gars-là en connaît un rayon sur le panache.
D'autres fleurs ont bien la même allure me direz-vous. Oui... mais ne changez pas de sujet, voulez-vous?
from internet ( Thanks Salila ! )
J'aurais aisément pu faire accuser ces dames pour les commérages énoncés ci-dessus mais c’eut été mesquin et puéril.
Quoique... A bien y réfléchir...