• Room with a view

    Quelle vue s'offre à vos yeux encore embrumés lorsque vous ouvrez les volets de votre chambre ? Voilà la question à laquelle Aude, du Jardin de Darius, nous propose de répondre.

    Alors, ici non plus, pas de point de vue privilégié sur la cité florentine mais une entrée directe au jardin qui, si elle ne comble pas nos rêves de Toscane, possède d'autres charmes tout aussi bucoliques. Les saisons y défilent dans un renouvellement journalier dont on ne se lasse pas.

    Room with a view

    Aujourd'hui, la brume est autant dans les yeux qu'au jardin et elle tarde à céder la place à un soleil pourtant gaillard ces jours-ci. Le passage à l'heure d'hiver a dû le déstabiliser quelque peu. Comme c'est une vue que j'utilise de temps à autre, vous en trouverez bien un exemplaire plus ensoleillé dans de précédents articles. 

       


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  • Toutenfoto 5

    Pour le coup, n'ayant vraiment pas grand-chose d'utile ( ou de complètement idiot, j'aime aussi ! ) à dire, eh ben on n'a qu'à passer directement aux images. Allez, on fait comme ça. 

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    Un chat et une rose. Mazette, ça part vraiment sur les chapeaux de roue ! 

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    Fleurs d'automne. Chrysanthemum hortorum ‘Mandarine’ à "Les Jardins d'Arhada"

     

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    Premier Camellia en fleurs

     

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    Sous le chêne, les Begonia. Bon, va quand même falloir penser à plier les transats et à ranger les pelles et les seaux parce que... Ben, parce que et puis c'est tout.

     

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    Moi, je dis : Les Begonia, t'en profite tant qu'y n'en a.

     

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    Parce je le vaux bien.

     

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    Aster ‘Astrée’ à "Les Jardins d'Arhada"   et   Zanthoxylum piperitum

     

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    Mise en lumière des coins à l'ombre

     

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                  Et pour finir, les fruits préférés de Ludwig Van Beethoven.            zéro traitement, plein d'habitants.

     

    GLUPS ! 

     

     

     

     


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  • Demain au jardin

    Non, pas ici mais dans le Nord, à Bersée, chez Gérard Hennion. Dans un de ces Jardins passion que nous avons visité au cours de notre périple estival. Un jardin entouré de grandes parcelles agricoles où le maître des lieux a proscrit tous les produits chimiques qui garnissent encore nombre de rayonnages spécialisés. Un jardin tout en rondeurs dans un grand rectangle. Un pied de nez à l'évidence mais une belle réussite où il fait bon flâner au milieu de nombre d'arrangements végétaux propres à contenter les sens. 

    Ce jardin, vous le connaissez certainement et j'ai donc choisi, plutôt que d'en recenser les mérites ( réels ) pour la énième fois de vous offrir les images qui m'ont ravies, quitte à ne pas être exhaustif, loin s'en faut. Alors, on y va !

     

    Demain au jardin

     

    Un prie-dieu en pleine reconversion. L'idée est originale et plaisante à l'oeil mais il faut aussi saluer le talent de Gérard ainsi que la minutie apportée à la création de ce tableau. De la belle ouvrage.

     

    Demain au jardin

    Pas pour connaître l'heure solaire mais pour agrémenter une jolie table où nul convive ne pourra poser son assiette mais où des joubarbes(?) prennent leurs aises. Un mini jardin sur table pour ajouter un plan supplémentaire en surélévation.  

     

    Demain au jardin Demain au jardin

    Demain au jardin

    Les trois images m'ont donné la même sensation de plénitude alors je n'ai pas fait de choix. La touche légère des Crocosmia donne un vrai coup de pep's à cette composition, peut-être celle que je préfère.

    Demain au jardin Demain au jardin

    Le soleil a quelque peu ébloui l'objectif mais il eut été dommage de se priver de la gloriette et de sa borne annonciatrice. J'aime bien l'idée du bois sculpté au jardin parce que, contrairement à la pierre qui bouge finalement assez peu, celui-ci voit son aspect se modifier, sa forme s'altérer et même se dégrader. L'objet prolonge ainsi la vie du végétal dans lequel il a été sculpté sans lui ôter son caractère provisoire. A noter les Allium qui jouent l'accompagnement. 

     

    Demain au jardin

    Des Hydrangea comme s'il en pleuvait dans un accord de couleurs superbe. Un premier plan qui laisse augurer de bien d'autres merveilles à venir. 

     

    Demain au jardin Demain au jardin

    Des contrastes aussi avec des zones opulentes de plein soleil quand d'autres espaces s'abritent sous les ramures d'un Acer, tout contre la serre. Et toujours ces objets qui tirent le regard pour l'inviter à ne pas se contenter du seul regard vers la ligne bleue des Vosges ( En vrai assez compliquée à voir depuis ce jardin ). On a bien souvent tendance ( moi le premier ) à baisser les yeux vers une plante, une fleur mais l'idée de regarder en l'air est bien moins présente naturellement à l'esprit. Why ? Si vous avez la réponse... 

     

    Demain au jardin

     

    Ces Hydrangea Arborescens procurent toujours le même émerveillement quand le soleil vient créer au travers du feuillage et des fleurs ces transparences diaphanes qui en soulignent la délicatesse.

     

    Demain au jardin

    L'impression d'un déferlement pétillant dans l'arrière-plan qui ne vient pas pour autant dénaturer le dessin compliqué des pétales de ce beau spécimen. Me souviens pas de son nom, c'est ballot. 

     

    Demain au jardin

    Des arbres qui se plient aux exigences des massifs. Belle abnégation.

     

    Demain au jardin 

     Demain au jardin

    Un coin un peu plus secret du jardin et une échappée vers les grands espaces cultivés. Les cieux du nord y donnent leur pleine mesure. 

     

    Demain au jardin

    Un interlude doré comme les blés. Inula ou Aunée.

     

    Demain au jardin

    Demain au jardin

    Dans les sentiers buissonniers du jardin, celui-ci révèle bien d'autres aspects de son opulente végétation et offre au visiteur d'autres perspectives toujours réjouissantes pour l’œil.

    Un grand merci en tout cas à Gérard qui nous a accompagné tout au long de cette visite, toujours disponible pour une explication, un nom de plante même si vous pouvez constater que je n'ai pas tout retenu. Voilà, il reste plein de choses à découvrir dans ce magnifique espace mais rien ne vaut une visite pour de vrai. 

    Alors si ce n'est déjà fait, je vous invite vous aussi à venir Demain au jardin pour connaître ici de bien jolis plaisirs jardiniers.


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  • Pour en finir avec l'été

    L'été s'en va et, avec lui, le souvenir cuisant des journées suffocantes où la terre du jardin ne formait plus qu'un bon gros bloc compact d'argile dure comme la pierre. Les plantes y vivotaient à coups d'arrosoirs parcimonieux et de douches hebdomadaires tout juste bonnes à empêcher l'irréparable, à savoir l'asphyxie du vert qui avait eu le bon goût de survivre au barbecue ambiant.

    Si ces temps de disette sont aujourd'hui révolus, le retour à la normale est, lui, un peu plus lent et on peut qualifier les floraisons du moment d'un brin timides voire minimalistes pour certaines.

    Bon, pour faire court, vous ne verrez pas ce qui est moche au jardin. Les nouvelles du monde pourvoient aisément à ce type d'exposition sans qu'il soit besoin d'en rajouter. Le jardin comme remède à la bêtise humaine ? Why not ?

    Voici donc ce qui marche parce que "Se faire du bien ne peut pas faire de mal".                                    ( Citation d'un jardinier ami qui a bien raison )

     

    Pour en finir avec l'été

    Les Asters de Fred viennent apporter leurs taches colorées toujours conséquentes. Ils n'aiment pas trop l'eau qui les fanent prématurément mais le nombre permet quelques défections en cours de fleurissement.

     

     Pour en finir avec l'été Pour en finir avec l'été

     

    L'Hydrangea paniculata Vanille fraise a pris un peu de gîte mais il n'est pas trop roussi. Il offre un contraste nuancé aux Asters ou autres Anémones "Honorine Joubert".  

    Pour en finir avec l'été

    Avec l'arrivée des anémones et des asters, ce massif de l'entrée a retrouvé quelques couleurs. Va falloir trouver de quoi l'animer un peu en août parce que ça n'était pas trop réjouissant durant cette période chaude. 

     

    Pour en finir avec l'été Pour en finir avec l'été

    Au bassin, certains font de la rétention. Pourtant pas l'endroit qui manque le plus d'eau. Mais sait-on jamais ? 

     

    Pour en finir avec l'été  Pour en finir avec l'été

     

    Begonia Grandis Evansiana "Alba" , un nom à rallonge pour une plante très accommodante ici. J'en ai repiqué à plusieurs endroits un peu ombragés du jardin et il ne s'est pas fait prier pour s'installer sans problème avec femmes et enfants.  

     

    Pour en finir avec l'été  Pour en finir avec l'été

    Une fougère back on stage après une tournée estivale avortée et un phlox étourdi qui avait manqué le pic de floraison. A moins que ce ne soit un petit futé qui n'a pas souhaité participer à la grillade générale. Les plus attentifs sauront repérer la fleur dont la vie ne tient plus qu'à un fil.  

     

    Pour en finir avec l'été

    Pour en finir avec l'été

     

    Citrus limon "Meyer" se hâte lentement. Mûrissement en décembre... peut-être.

    Pelargonium Sidoïdes ou géranium du Cap, discrète floraison d'un pourpre foncé à nos yeux émerveillés toujours offerte de juin à octobre au moins.

     

     Pour en finir avec l'été

    Quelques taches vertes au sol et des feuillages qui retrouvent un peu de verticalité. Ça fait du bien même si aujourd'hui, le thermomètre devrait encore passer la barre des 30°C. L'automne s'en vient, en traînant des pieds certes mais on ne va pas trop s'en plaindre. Ne manque que l'eau pour ameublir un sol pas encore vraiment prêt à recevoir les plantes en pot toujours en stand by.

     

    Pour en finir avec l'été

    Et pour finir, dans la joie et la bonne humeur, la palme de l'écervelé de l'année conquise haut la main par ce champignon qui a (avait) élu domicile sur les bandes de roulement menant à l'abri voiture. Ecrazibouillé pour l'exemple. Je sais, oui, c'est cruel et mesquin. 

    Que cet acte barbare ne vous empêche quand même pas de passer un ...

    TRÈS JOLI DÉBUT D'AUTOMNE

     

     

     

      

      


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  • Le roussi lui va si bien !

    A vrai dire, cette affirmation tient plus de l'autosuggestion consciente que d'une réalité tangible. Mais, se lamenter n'apportant rien, j'ai décidé de chercher une façon de tirer parti de cette météo exceptionnelle qui transforme nos jardins en paysages steppiques. Comment faire du pas trop moche avec du grillé ?

    Evidemment, si vous prenez une entrecôte, ça marche. Y'a qu'à regarder les pubs sur le sujet mais pour les feuilles... grillées, ça donne quoi ? Eh bien, il y a une option qui fonctionne assez bien, c'est la lumière et forcément, les contrastes qu'elle offre avec l'ombre.

    Je rassure les allergiques au marron ( dont je suis) , il y aura aussi un peu de vert. Ben oui, on ne peut quand même pas laisser faire tout et n'importe quoi. Ben non ! Chlorophylliens de tous pays, unissons-nous ! Là, le lecteur(trice) marque un très net temps d'arrêt et je le(la) comprends... L'auteur a dû stationner au soleil plus que de raison et ses capacités intellectuelles semblent répondre aux abonnés absents.

    Bon, tout cela est assez ennuyeux mais il reste la batterie de secours et nous allons essayer de mener à son terme cet article avec les pauvres moyens dont nous disposons. Je demanderai donc toute votre indulgence pour la qualité bricolée de cet opus, eu égard aux pauvres ressources qui seront les nôtres dans les lignes qui suivent.

    Bon, y s'décide-t-y à y'aller le beau parleur ou bien faut-y lui botter le train ?    ( Glups ! J'avais prévenu, ça commence... )  

     

    Le roussi lui va si bien !

    Apocalyptique ? Pas sûr. Certes, les tournesols sont bien grillés mais comme on les récolte pour leurs graines, faut bien terminer le cycle et là, je crois que c'est bon. Après la récolte, le festin commencera pour les tourterelles et les chardonnerets... bon, seulement si les chasseurs ne traînent pas trop dans le coin. Le champ est juste derrière le portail. C'est vrai qu'on pourrait rêver mieux comme jardin d'en face mais c'est calme et ça, ça n'a pas de prix.

     

    Le roussi lui va si bien !

    Le Lotus aime la chaleur aussi longtemps qu'il peut se rafraîchir en trempant ses petons dans l'eau. Les guêpes aussi aiment l'eau et la fréquentation des Lotus en devient problématique ou faite à distance raisonnable. Si vous voulez sentir, faudra arriver tôt le matin, la guêpe étant plutôt grasse mat'. Tant mieux en fait.  

     

    Le roussi lui va si bien !

    Le centre de la cible rapporte cent points. Seul souci, on ne peut jouer bien longtemps. C'est pas bien solide ce truc et puis, la propriétaire n'a pas l'air ravie, ravie quand je pose mes grosses pattes sur son ouvrage. Tant pis, il me reste les boules...

     

    Le roussi lui va si bien !

    Bon, là, personne pour râler. Je sais, on ne joue pas avec la nourriture. Mais, de toute façon, ces pêches sont blettes ou abîmées et les fourmis sont bien les seules à festoyer avec. Cette année pourtant, quelques-unes ont fini leur cycle et elles sont plutôt bonnes.                                                                                         A noter : sortir l'échelle pour cueillir les pêches mûres. 

     

    Le roussi lui va si bien !

    Je ne sais pas trop ce que c'était que ce truc bleu que ma copine de l'image d'au-dessus boulottait mais il n'en restait pas assez pour que la reconstitution du drame puisse apporter des éléments d'un quelconque secours propres à aider à l'élucidation du crime. Ben, voilà comment on laisse courir dans la nature des êtres dont la vilenie est pourtant une évidence. Que fait la Police ?

     

    Le roussi lui va si bien !  Le roussi lui va si bien !   

    Les graminées au soleil, c'est flatteur. Ça aura besoin de s'étoffer un peu mais pour une première année, la petite barrière ainsi constituée remplit déjà agréablement son rôle. Et puis là, pour le coup, c'est assorti au sol. Les platanes laissent quelques-unes de leurs feuilles griller aux entournures mais la canicule ne semble pas les perturber plus que ça. Green Power for ever.

     

    Le roussi lui va si bien !

     

    Le roussi lui va si bien !

    Profiter de la lumière en restant dans la relative fraîcheur de l'ombre. Quand la grande rôtissoire estivale tourne à plein sur le sable surchauffé des dunes, se repaître de couleurs chaudes et les savourer dans la pénombre de la ramure d'un grand chêne, c'est aussi ça le Sud. Bon d'accord, on n'y gagne pas un joli bronzage couleur croissant doré, ce serait même plutôt petit cochon rosé. Moins glamour, c'est sûr.

     

    Le roussi lui va si bien !

    Si vous tendez l'oreille, vous entendrez sûrement les grillons. En tout cas, c'est concert live tous les jours. Seul regret, le chanteur n'a pas un répertoire bien étendu. A quand les bestioles concertistes ? 

     

    Le roussi lui va si bien !

    Au bassin, pas de pénurie d'eau et les Pontederia Cordata assurent la permanence des couleurs pas trop délavées. Grazie mille !

     

    Le roussi lui va si bien !

    Un vert en trompe-l’œil. L'hydrangea du premier plan n'a plus que son bois pour pleurer. Bon, il semble quand même se recomposer de la base. Good boy ! 

    L'herbe est peut-être plus verte ailleurs mais ici, elle craque doucement quand on marche dessus.

    Plus la couleur mais toujours le son,... THE BEAT GOES ON .  

     

       

      

     

     

     

     


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  • Le Domaine Royal de Mariemont

    Alors que nous séjournions à Genech, Jean, le propriétaire du jardin Les Hydrangea dans lequel se trouvait notre gîte, nous proposa très gentiment de visiter en sa compagnie ce parc belge. Renseignements pris sur internet, nous décidâmes d'accepter sa proposition. Pourtant, sur l'ordinateur, les vues du parc concernant les parties plantées ne sont pas légion et elles ne nous aidaient pas trop à savoir à quoi nous pouvions nous attendre.

    Mais après tout, Jean connaissait très bien l'endroit et les arbres présents semblaient être de très beaux sujets, dignes d'une visite qui pouvait être prolongée par celle du musée situé dans le parc. Et puis, 45 hectares sans savoir où l'on va, nous ne l'aurions pas fait sans guide. 

    Cet article, j'ai choisi, à dessein, de l'illustrer uniquement avec des images en noir et blanc qui ravissent, je le sais par expérience, très moyennement nombre d'amateurs de jardin. Pourtant, ce vecteur me semblait mieux coller aux sensations qui ont pu être les miennes au travers de notre cheminement dans ces hectares de plénitude arborée. Alors ceux qui résisteront à ce voyage en bichromie sont vraiment les bienvenu(e)s. Les autres aussi bien sûr ! Ils n'auront qu'à colorier au feutre sur l'écran. Facile, non ?

    Mariemont, c'est un parc qui colle à des souvenirs d'enfance. Les troncs lisses ou crevassés, tordus par les épreuves ou le temps qui passe, les fûts puissants et droits des arbres qui ne craignent pas d'affirmer leur présence, les sous-bois clairs ou assombris par des ramures généreuses. Et puis, et je crois bien que c'est ça qui a fait plus que tout le reste, les écorces lavées par la pluie orageuse, l'herbe trempée et les bottes aux pieds portées tout le long du chemin. Un parc au charme suranné où je vous invite à musarder. 

     

    Parc de Mariemont

    Ne vous y trompez pas, nous allons vite faire demi-tour pour aller chausser les bottes. Faux départ !

     

    Parc de Mariemont

    L'avantage de la pluie, c'est son caractère dissuasif. Le parc pour nous tout seuls. 

     

    Parc de Mariemont

    Parc de Mariemont

    "Le triomphe de la femme" et une "folie" austère ou épurée selon les critères que chacun d'entre nous voudra y accoler. Une villégiature, pieds dans l'eau, conçue bien avant la mode des bains de mer.                                                    

    Les canards ne s'encombrent pas de ces considérations bavardes. Ils palment avec application, en quête d'une hypothétique pitance. Pan sur le bec du rédacteur !

     

    Parc de Mariemont

    A ce moment du récit, les canards sont partis se mettre à l'abri. Ils ont bien fait. 

     

    Parc de Mariemont  Parc de Mariemont

    Le potager. Je sais, c'est difficile à croire mais si, ce gros vase très chargé et les nénuphars dans le bassin idoine s'y trouvent bien. Les locaux pourront vérifier. Bon, c'est vrai qu'il y a aussi des légumes. Aussi et surtout... oui, c'est d'accord.

     

    Parc de Mariemont

    Je ne vous abreuverai pas de noms parce qu'évidemment, je suis loin d'être un spécialiste et que là n'est pas l'objet de cet article. Mais avouez que ce feuillage clair d'où dégoulinent ces pendeloques légères, c'est plutôt réjouissant pour l’œil et d'ailleurs, même la couleur n'y ajouterait pas grand-chose.  

     

    Parc de Mariemont

    Pour en finir avec la ligne droite. Certains arrivent à leurs fins par d'autres chemins. Celui-là s'est quand même singulièrement compliqué la tâche. A moins qu'il n'ait pas eu le choix...

     

    Parc de Mariemont

    Parc de Mariemont

    Les Araucaria n'ont pas la réputation de pousser bien vite. Pour obtenir des mâts comme ceux de Mariemont, il a fallu être patient. L'arbre, lui, a tout son temps puisqu'on rapporte qu'il serait capable d'atteindre le millénaire. Un bon placement pour un héritage ( à long terme ) finalement. 

     

    Parc de Mariemont

    Ce musée construit dans les années 60 évoque invariablement pour moi les albums de Spirou de cette époque. Un brin désuet mais vaguement familier aussi.

     

    Parc de Mariemont  Parc de Mariemont 

    La patte majestueuse, à droite, est un moulage en bronze d'une espèce d'une taille plus que respectable, aujourd'hui disparue et apparentée aux éléphants, qui fréquentait ces espaces il y a de cela plusieurs millénaires. A cette époque, planter un arbre relevait de la gageure puisque ces animaux, très myopes ( Des paires de lunettes retrouvées lors de fouilles menées dans le secteur en attestent. ) ,dotés aussi d'un embonpoint que nous qualifierons de certain et d'une maladresse sans pareille, réduisaient souvent les efforts des jardiniers de l'époque à néant. On comprend donc mieux pourquoi les arbres que l'on peut admirer de nos jours ne sont pas plus âgés... 

     

    Parc de Mariemont

    Et l'on retrouve la quiétude d'un parc à l'anglaise où chacun de ces géants débonnaires s'efforce d'apporter sa pierre à l'édifice commun propre à satisfaire notre besoin de beau.  

     

    Parc de Mariemont  Parc de Mariemont

    Les grilles de l'Orangerie. Fastes d'une autre époque où l'on engageait beaucoup d'argent dans ces lieux. Aujourd'hui, l'entretien en est compliqué et le château d'hier s'est mué en ruines romantiques où la végétation a repris sa place, la première. Les gens qui passent ? Des joggeurs minimalistes sans doute ...

     

    Parc de Mariemont

    Planté en 1886, ce groupe n'a pas pris une ride mais de la hauteur, ça oui.

     

    Parc de Mariemont

    Ça aurait pu s'appeler "Un balcon en forêt" mais le titre est déjà pris alors je vous laisse le soin d'en trouver un autre. Oh! Et puis soyez prudents. Tout ça me semble un peu usé aux entournures.

     

    Parc de Mariemont  Parc de Mariemont

    Au point bas du domaine, les eaux calmes d'un étang aux eaux gris de jade. ( Ben oui, c'est quand même mieux que vaseuses avec des algues. )

     

    Parc de Mariemont

    Encore un peu fluette, la relève de Mariemont folâtre dans l'herbe haute. Jeunesse insouciante que l'on côtoie avant de remonter vers le haut du parc et ses sujets vénérables. Voilà, on se quitte ici mais la balade va encore durer un peu.

    Comme à la fin d'un film, on adresse des remerciements à ceux qui nous ont permis de concrétiser le projet, ici une très jolie balade pour les yeux oui mais pour la tête aussi.                              Merci, Jean.

    Alors, si vous aussi, vous aimez ces ambiances, sachez que Mariemont se trouve non loin de Charleroi, en Belgique, et que vous trouverez tous renseignements utiles ici.

      

    D'ici là, si vous en avez l'occasion, ...             PLANTEZ DES ARBRES.

     

     

     

     

     

     


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  • Le 4

    Bien peu de choses à se mettre sous les yeux ? C'est vrai mais ce n'est pas une raison pour perdre le fil. Peu de travaux en ce moment excepté l'arrosage indispensable à la survie des plantes, surtout celles qui ont été plantées cette année. Planter ? Même pas en rêve ! La bêche, au mieux, arracherait un peu de paille au sol, au pire me reviendrait en pleine figure ou m'écraserait le gros orteil que j'ai mignon, c'est entendu mais fragile aussi et ça, on le sait moins !

    Je lis donc avec compassion les chroniques de nos divers blogs amis se lamentant de devoir arroser, protéger leurs plantes touchées par une canicule pour une fois universelle ( Enfin, si l'on devait réduire l'Univers à la France et à la Belgique ce qui, somme toute n'est guère raisonnable. Ben non quand même. ) et qui les laisse un peu déboussolé(e)s. L'occasion de redire que les magazines, bouquins et parfois même pépiniéristes devraient, pour certains d'entre eux, tempérer leurs jugements sur la préconisation d'une exposition par exemple ou sur des cultures compliquées à réaliser sous certaines latitudes. Aujourd'hui, avec le recul, j'aurais évité de faire souffrir quelques végétaux vraiment pas à leur place chez nous. Bon, à leur décharge, ils ne peuvent pas sillonner le pays en tous sens pour donner des conseils pointus à tous. Juste une moyenne donc   ( La Loire ? Même pas sûr. ) .

    Bon, maintenant, si vous avez le chapeau, la crème solaire ( couche épaisse ), le litre d'eau et même une petite glace s'il y a des gourmands, on peut y aller. 

     

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    Je sais, vous en avez déjà vu ici mais, relisant un bouquin consacré au Japon, j'ai voulu essayer de refaire une image comparable à celle  qui se trouvait à l'intérieur dudit ouvrage. Je ne sais pas si ça fait très dix-neuvième siècle, peut-être un peu trop net. Un essai que ça s'appelle.  

     

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    Rien de bien spectaculaire. Ben non mais un élément incontournable ici, l'ombre.

     

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    Rosier Ghislaine de Féligonde               Jacinthe d'eau

     

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    Une réussite cette année. Merci aux généreuses donatrices du SOL. 

     

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    Le orange, même quand le jardin est grillé, ça marche. Le pourpre aussi. Bon, on va creuser dans cette direction alors. 

     

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    Hibiscus Coccineus "Lone Star"

     

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    Le seul endroit du jardin un peu vert. Le grand massif blanc de Marielle planté cette année. Belle réalisation parce qu'en vrai, les feuilles de platane au fond de l'image ne sont pas surexposées et c'est encore mieux.

    Mouais... Un peu bavard pour un Toutenfoto... Ferai mieux la prochaine fois.

     

    STAY COOL !

     


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